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Isabelle Tat & Woudi

Woudi, compositeur, suit plusieurs formations : stage aux Percussions de Strasbourg, initiation à la musique électroacoustique, composition assistée par ordinateur (ADAC-GRM). En 1989, il est lauréat du concours Noroit pour sa première pièce acousmatique Tension (CD INA-GRM/Noroit), il est ensuite l’élève de Jean Schwarz en classe d’électroacoustique au Conservatoire de Gennevilliers (de 1991 à 1993) et membre des groupes expérimentaux Achwghâ Ney Wodeï, puis La tête à l’envers et ses malentendus.

En 1992, à l’occasion de la Cérémonie d’Ouverture des Jeux Olympiques d’Albertville de Philippe Decouflé, il crée une musique et une chorégraphie pour ses trois premiers costumes-instruments : la Dingapoclac Mélodie.

En 1993, il compose la musique de Bonus, spectacle d’Eric Martin présenté au Théâtre de la Bastille et co-signe avec Kamal Hamadache la musique de Peum-Peule, chorégraphie d’Anne-Laure Rouxel créée dans le cadre de la Biennale de Danse du Val de Marne.

En 1994, il rencontre la plasticienne Isabelle Tat avec laquelle il va réaliser ses prochaines pièces.
Elle obtient sa Maîtrise d’Arts Plastiques à la Sorbonne à Paris et suit également des études de cinéma à la faculté de Censier. Après une formation de monteuse films, elle travaille pour le cinéma français et se spécialise dans le montage sonore via les nouvelles technologies numériques. Issue d’une famille de musiciens et par sa pratique du piano et du violon, son approche du son est influencée par la musique.

La même année, ils imaginent un spectacle de musique électroacoustique Kiosk dont le but est de faire jouer en direct une régie son numérique par quatre Sapophones :
Le Charniérophone, l’Agrippophone, le Bilôme et le Mercure.

De 1994 à 1997, le spectacle Kiosk évolue par tableaux successifs et est présenté dans différents festivals. Les premiers prototypes sont présentés au festival Musique en scène à Lyon en avril 1994 et la première est créée en février 1995 au Théâtre d’Ivry pour le festival Sons d’Hiver. Puis Kiosk est à nouveau créé en janvier 1997 au Théâtre de la Bastille à Paris.

En 1997, iIs officialisent leur collaboration en créant le nom Woudi-Tat.

Parallèlement à leur travail de mise en scène du son, ils créent leurs premières installations sonores La parapluie de sons dans douze parapluies haut-parleurs suspendus et Hommage à Tata dans les boites aux lettres d’un immeuble de Belleville à Paris. Ils orientent ainsi leur travail sur les rapports « espace sonore-plastique-objets » et la collecte de témoignages humains dans le but de réaliser des photographies sonores d’un lieu à un moment donné.

En 1995, Woudi écrit et dirige trois pièces vocales pour Denise, spectacle multiforme de Philippe Découflé, créé au festival de Saint-Denis.

En 1996, Woudi compose la musique du spectacle Polypode d’Anne-Laure Rouxel et des pièces vocales pour le spectacle Zigzag d’Olivia Granville .

En 1997, Woudi-Tat créent une installation sonore de tableaux collages Cigargouillis pour les salles d’exposition de Bonlieu Scène Nationale à Annecy.

En 1998, Woudi compose une série de pièces musicales pour le spectacle Stonde de la chorégraphe Albine Lombard.

En février 1999, ils créent un nouveau spectacle musical La machine à mouler les secousses dans laquelle le décor sera l’instrument de musique. Pour ce faire une machine interactive comportant 24 capteurs en contrôle continu est inventée et sert de pièce maîtresse à la dramaturgie. Ce spectacle a été créé à Villeneuve le Roi pour le festival Sons d’hiver.

En mai 1999, ils créent en collaboration avec Madjid Hakimi, une installation sonore Vive le vent, vive le vendredi... sur le monde ouvrier et industriel de Saint-Nazaire (installation coproduite par les comités d’entreprises), dans le cadre du festival Résonances.

Fin 1999, ils exposent La parapluie de sons à la Villa Noailles de Hyères.

En mai 2000, ils exposent les Sapophones et Cigargouillis à la Galerie Le Corbusier à Trappes.
En juin 2000, ils créent les premiers audio-objets, la valise - l’arrosoir - les chaussures - la boîte à lettres, nouvelle direction de travail sur le rapport « un objet et sa mémoire sonore » ainsi qu’une installation sonore dans une librairie-papeterie Ya du son dans les canards et présentent La machine à mouler les secousses sous la forme d’une performance, à Paris-Belleville.

En 2001, ils créent la Compagnie des colis-bruits dont ils sont les directeurs artistiques.

Fin 2001, ils créent une déambulation-spectacle d’arrosoirs sonores portés par des jardiniers, Les fleurs aiment la musique , dans les rues et les jardins publics d’Ajaccio pour le festival Dimanche en scène.

En 2001, Woudi compose la musique du spectacle d’Anne Laure Rouxel 66milliards/cm2/seconde.

Le 5 janvier 2002, Woudi crée la mise en son de Combinaison-s de Julia Cima au CCN de Montpelier.

Le 9 février 2002, Woudi-Tat expérimentent le Touchemoilophone avec des danseurs et des chorégraphes (Boris Charmatz, Benoit Lachambre, Olivia Ganville, Eric Martin, Fred Verlet, Cloé Ban, Magalie Caillet...) dans une soirée improvisation-danse à DCA -Saint Denis.

En mars 2002 ils créent Une valise à la main, installation sonore d’une immense coulée de 600 valises dans la Cour des Subsistances de Lyon sur la mémoire des immigrés. Ce projet a été créé le 9 mars 2002, elle fut précédée d’une performance L’homme en rond travail d’un danseur portant un micro HF sur un texte écrit d’après les témoignages de ces immigrés et dont la voix est progressivement détériorée par des traitements électroacoustiques.

En avril 2002, Woudi présente un spectacle Les Sapophones au Musée d’Art et d’Industrie de St Etienne dans le cadre d’une exposition d’ Elisabeth De Senneville.

En septembre 2002, ils créent une nouvelle installation sonore Les voix de la terre sur la mémoire des habitants d’une ancienne ville minière, dans la galerie de la Maison des Arts et de la Communication de Sallaumines.

En novembre 2002, ils créent une installation sonore dans une librairie Tendez la feuille dans le cadre du festival Musique d’hiver et d’aujourd ’hui à Annecy et présente dans un jardin public La parapluie de sons.

En janvier 2003, ils créent une installation sonore Mr et Mme D dans un stand au Salon maison et objet de Paris.

Au printemps 2003, Woudi dirige un atelier de facture instrumentale à la Cité de la Musique à Paris autour de son nouveau dispositif interactif.

En octobre 2003, ils créent un spectacle interactif avec le public Zones sensibles au CCN de Montpellier dans le cadre des Hors séries. Ce spectacle est diffusé dans le festival les 38ème rugissants en décembre.

De janvier à mars 2004, ils collaborent avec les chorégraphes Fattoumi/Lamoureux à l’écriture d’un duo chorégraphique avec leur dispositif interactif : le Touchemoilophone. Ce Spectacle a été créé et présenté dans le festival Terre de danses.

En mai 2004, ils diffusent Zones Sensibles dans le festival Résonaces à Saint Nazaire et proposent une expérimentation autour du Touchemoilophone dans le cadre de Décadrage au Manège de Reims.

En juillet 2004, ils présentent les installations sonores Les voix de la terre et La parapluie de sons au Musée des Beaux Arts de Tours dans le cadre du festival Rayons Frais.

En août 2004, Zones Sensibles est présenté dans les parcs André Citroën et Bercy dans le cadre des danses nomades du festival Paris Quartier d’été.

En janvier 2005, Woudi présente son dispositif au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris.

En septembre 2005, ils participent à Futurs Composés, 1er conjugaison à l’Opéra Comique à Paris en présentant leurs Sapophones.

En novembre 2005, ils jouent Zones Sensibles à Chateauvallon.

De mai 2005 à février 2006, ils collaborent de nouveau avec les chorégraphes Fattoumi/Lamoureux à l’écriture de Pieze, pièce créée en février 2006 au CCN de Caen et jouée à Pau, Evreux, Armentière, au théâtre de la Bastille à Paris, à Châlon sur Saône...

En février 2006, ils jouent Zones Sensibles à l’Athéneum de Dijon.

En mai 2006, ils jouent Zones Sensibles à la Maison du Théâtre à Amiens.

En juin 2006, ils créent Chants Electriques ballade chorégraphique et musicale pour deux danseurs, dispositif interactif et jardin ; au Domaine de Chamarande dans l’Essonne.

En automne 2006, ateliers préparatoires à la création de Parquet de Bal à Dijon.

En mars 2007, création de Parquet de Bal, bal interactif mené par 30 danseurs amateurs formés durant 40h d’ateliers à Dijon à l’Athéneum et créé dans le cadre du festival “Art danse en Bourgogne” / Athéneum

En mai 2008, création de Touching Music , pièce instrumentale pour percussionniste et instruments augmentés dans le cadre du festival “Extension du domaine de la note IV” de la Muse en circuit au Couvent des Cordeliers à Paris le 13 mai.

En juin 2008 recréation de Parquet de Bal à la sale des fêtes d’Enghien les bains pour le festival “Bains numériques”.

Création de photographies sonores pour le dispositif interactif “Ludigo”.

En mai 2009, création d’Utopies d’enfance installation à comportement autonome pour le festival “Immatériel” à la Maison des metallos à Paris.

En juin 2009 ouverture artistique du Colis-bruit plateforme de création audio-vidéo et lieu de travail de la compagnie.

En août 2009, présentation de Zones Sensibles au MacVal de Vitry sur Seine et direction d’ateliers pour enfants autour des cinq sens.

En automne et hiver 2009, réalisation de l’installation sonore à comportement autonome Les Boîtes, réalisée par un groupe d’amateurs rencontré en relation avec les centres sociaux du 20ème de Paris et encadré par Woudi. Ce projet est soutenu et financé par la Fondation de France dans le cadre de l’appel à projet : environnements sonores.



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