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Kiosk

1995/1997


La genèse de leur premier spectacle KIOSK remonte aux Jeux Olympiques d’Albertville, à la demande de Philippe Decouflé, Woudi dessine une série de personnages parmi lesquels le chorégraphe en choisit trois : le Clac, le Pouet et le Grelot. Il crée alors ses trois premiers costumes-instruments : les « Sapophones ». Il compose ensuite une pièce musicale et chorégraphique la « Dingapoclac Mélodie », interprétée par 33 danseurs à l’occasion de la cérémonie d’ouverture.

Fort de cette expérience, il dessine une vingtaine de costumes et imagine une pièce KIOSK pour quatre "Sapophones" : le Charniérophone, l’Agrippophone, le Bilôme et le Mercure.

Les sapophones sont des instruments de musique qui se portent comme des costumes et qui se jouent en dansant.

Les Sapophones fonctionnent sans fil. Ils se distinguent en cela des autres costumes sonores (les expériences menées dans le domaine ont toujours relié l’acteur aux machines). Mélange de technologies de pointe, de matériaux de récupération et de bricolage complexe, ils produisent des sons acoustiques et analogiques. Un système d’interface musicale permet par ailleurs de générer des sons numériques en télécommandant la régie son. La transmission s’effectue grâce à des déclencheurs infrarouges qui permettent à l’interprète d’évoluer librement dans l’espace.

Il s’agit dorénavant d’étoffer le lexique geste/musique, d’affiner les parties chorégraphiées pour développer les mouvements d’ensemble. La dramaturgie évolue parallèlement à cette écriture, en jouant des contraintes propres à chacun des sapophones. Ce type de travail demande en effet de rares aptitudes de la part de l’interprète, qui doit agir sur deux plans (musical et chorégraphique) tout en jouant des limites du sapophone : amplitude de mouvement réduite, dysfonctionnement en dehors de la zone infrarouge, faux contacts, ruptures de câbles et pannes diverses, poids excessif qui déplace le centre de gravité du danseur, et autres sujets d’étonnement concernant l’humain, son corps et ses inventions...

La pièce fait jouer ces "Sapophones" en mélangeant leurs différents timbres. Aux grincements patauds du "Charniérophone" répondent les gesticulations plus agressives du guerrier "Bilôme" ou les plaintes du "Mercure" et ses sirènes. La musique est le moteur essentiel de ce spectacle qui transforme la machinerie électroacoustique en un ensemble instrumental vivant et visuel.

Conception : Woudi-Tat

Musique : Woudi Kamal Hamadache

Interprétation : Laurent Cotillard Véronique Defranoux Pierre Martin Stéphane Chivot Woudi

Sapophones : Woudi Philippe Guillotel Pascal Wyrobnik Laurent Legoy avec l’aide de Didier Despins

Lumière : Madjid Hakimi

Régie générale : Pierre-Yves Boutrand

Mécénat Société Aplix et J-P Billarant (tissus autoagrippants)

Production : "Les Bateleurs de Bakouo"

Coproduction : Festival "Sons d’Hiver"

et l’aide � la création du Conseil Général du Val de Marne

et le soutien de la Direction Régionale aux Affaires Culturelles d’Ile de France, Ministère de la culture et de la communication

et la participation du Grame Festival "Musiques en Scène"

Nouvelles Scènes "38 ème Rugissants" et du Skite (Lisbone)


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